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Essais & Simulations n° 135

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Mieux faire dialoguer les bureaux d’études et les départements d’essais

Essais

Essais et modélisation Perspectives Des projets qui fleurissent dans le domaine du véhicule autonome Le Mondial de l’Automobile qui a fermé ses portes le 14 octobre dernier, et notamment le hall 7.3 qui abritait du 2 au 6 octobre la première édition du salon professionnel Mondial Tech, a vu éclore une offre pléthorique dans le domaine de l’intelligence artificielle, en particulier dans le développement des véhicules autonomes. Il faut dire que les initiatives et les travaux se multiplient, notamment en France. Après l’adoption de l’article 43 de la loi Pacte qui élargi l’expérimentation du véhicule autonome, toutes les conditions sont aujourd’hui réunies en France pour faire du véhicule autonome une réalité. La France est dotée d’un écosystème favorable, grâce à de nombreux laboratoires, académies, PME, start-up et grands groupes travaillant actuellement en collaboration sur le véhicule autonome pour répondre aux besoins de mobilité non satisfaits. Le pôle de compétitivité Mov’eo accompagne les territoires dans le cadre de la réflexion sur l’intégration de ces nouvelles technologies. « La création d’un premier site d’expérimentation du véhicule Autonome & Connecté a déjà eu lieu l’an passé, lors du projet Tevac (Territoire d’expérimentation pour le véhicule autonome & connecté) dans le territoire de la Vallée de la Seine, précise Marc Charlet, directeur général du pôle. Mov’eo a aujourd’hui pour objectif de proposer une offre d’accompagnement complet aux territoires dans leurs réflexions sur les mobilités. La France a des atouts formidables et tous les acteurs pour que cette révolution voit le jour. Nous avons aujourd’hui besoin d’expérimenter le véhicule autonome avec les territoires, pour couvrir tous les cas d’usages et répondre aux besoins de mobilités de tous nos concitoyens. » S’assurer que les voitures autonomes agissent vraiment selon leur intention Philip Polack explique quant à lui qu’à l’heure actuelle, « il est difficile de garantir à la fois la sécurité et une bonne efficacité pour le véhicule autonome ». Vaste sujet en effet pour ce doctorant évoluant au sein du Centre de robotique de Mines ParisTech. Philip Polack travaille à la fois sur le contrôle bas niveau pour les véhicules autonomes, c’est-à-dire la génération des commandes de braquage et de couples au niveau des roues à partir du chemin à suivre, pour adapter le contrôleur à la conduite, et sur la planification de la trajectoire. Philip Polack est doctorant au sein du Centre de robotique de Mines ParisTech. Digital cockpit – photo : Mov’eo 28I ESSAIS & SIMULATIONS • N°135 • novembre 2018

Essais et modélisation À l’aide de Carcraft, Waymo peut facilement simuler des scènes de la vie réelle ou en générer de nouvelles Celui-ci a développé un simulateur qui reproduit le comportement d’un véhicule sur lequel il essaie les différentes lois de commandes (vitesse de référence, planification de la trajectoire, chemin et obstacles à éviter...) et dont il étudie les résultats. Tout en interrogeant dans sa thèse la pratique même de modélisation du véhicule autonome, point important pour assurer sa sécurité en toutes circonstances : savoir jusqu’à quel niveau il faut modéliser et comment trouver le bon compromis entre réalisme (comportement de la voiture) et temps de calcul (complexité du code modèle). « D’un côté, je teste des lois de commandes pour suivre une trajectoire, une vitesse ou un chemin, de l’autre, j’élabore des algorithmes de planification de trajectoire qui évitent les obstacles. » Vers le HPC as a Service avec Google et Aneo Afin d’accompagner le client dans l’appropriation des enjeux du cloud pour le HPC et la mise en œuvre opérationnelle, Google s’est associé avec Aneo, « grâce à son offre technique complète et une tarification claire, à la seconde et prévisible, faisant de la plateforme Google la plus attractive du marché », explique-t-on au sein de ce spécialiste francilien du HPC dans le Cloud. À travers cette offre, l’objectif est également de briser les idées reçues sur le Cloud, perçu comme trop complexe, peu disponible ou à un coût au cœur plus élevé. « L’erreur est de réduire le Cloud à une simple offre d’hébergement, et ainsi d’ignorer tous les nouveaux cas d’usages rendus possibles par l’agilité du Cloud. En effet, le Cloud apporte plus que du matériel, il apporte un service managé d’allocation de ces ressources. De ce fait, un changement de paradigme doit être opéré ». Or dans le cadre d’une approche Cloud, les ressources, perçues comme illimitées, peuvent être allouées à la demande en fonction de la charge requise. Le Cluster virtuel à la demande permet ainsi à chaque utilisateur de disposer de sa propre infrastructure de calcul dimensionnée pour traiter son problème le plus efficacement possible. Second avantage, il est possible de mettre en place des clusters élastiques de microservices dédiés à ces applications. Dans un tel cluster, l’application est chargée au démarrage de la machine et n’est déchargée qu’à l’arrêt de la machine. De cette façon, le temps d’exécution des tâches se réduit au temps de transferts et de calcul. Dans ces systèmes, le nombre de machine peut automatiquement s’ajuster selon le nombre de tâches dans la file d’attente. L’apport d’une plateforme de calcul élastique comme GCP est déjà utilisé dans le cadre de projets de véhicules autonomes. Parmi les exemples, on peut citer Rolls Royce qui a annoncé l’utilisation de GCP pour le développement de leur bateau autonome ou encore Waymo qui simule chaque jour à l’aide de son logiciel Carcraft la circulation de 25 000 véhicules autonomes qui parcourent plus de 13 millions de kilomètres par jour dans ce monde virtuel afin d’affiner la conduite des véhicules en rejouant des séquences qui ont eu lieu dans la vie réelle ou encore tester de nouvelles compétences à l’aide de nouveaux scénarios. En 2016, Waymo avait réalisé 4 milliards de kilomètres simulés contre environ 3,5 millions de kilomètres dans un environnement réel. ● ESSAIS & SIMULATIONS • N°135 • novembre 2018 I29

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