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Essais & Simulations n° 132

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Solutions d’essais et de simulation dans l’industrie des composites

ESSAIS ET MODÉLISATION

ESSAIS ET MODÉLISATION L’INTERVIEW Le succès de la fabrication additive passera par le contrôle en temps réel des pièces Patrick Zemlianoy, ancien spécialiste de la conception et des essais de satellites chez Thales Alenia Space, et Max Rigal, responsable de la fabrication additive au sein du pôle Aerospace Valley, nous font part de leur analyse sur l’impression 3D, et tout particulièrement sur les grands défis que cette technologie peut induire sur les laboratoires d’essais, en particulier en matière de contrôle lors de l’impression pour éviter l’apparition de défauts internes. Patrick Zemlianoy Retraité Thales Alenia Space au sein de laquelle il a effectué sa carrière dans la conception et les essais de satellites et de charges utiles, Patrick Zemlianoy est actuellement animateur bénévole au sein du domaine d’action stratégique « Aerostructures, matériaux et procédés » (DAS AMP) du pôle Aerospace Valley. Max Rigal Responsable de la fabrication additive au sein du pôle Aerospace Valley. Détaché d’Assystem, Max Rigal a pour mission d’élaborer et de piloter la feuille de route « Fabrication Additive » du pôle de compétitivité. QUELLE PLACE OCCUPE LA FABRICATION ADDITIVE AU SEIN DU PÔLE AEROSPACE VALLEY ? Le pôle représente trois filières : aéronautique, spatiale et systèmes embarqués. Il anime un réseau de 800 membres (dont environ 500 PME) afin de faire émerger des projets de recherche de type FUI ou autre dispositif européen, national ou régional. L’organisation du pôle repose sur deux axes : l’axe « marché » et l’axe « technologique ». Ce dernier est réparti en huit domaines techniques (dans lesquelles on définit les feuilles de route et où l’on identifie les procédés pertinents à investiguer). L’un des plus gros domaine concerne les Aérostructure, matériaux et procédés (AMP) et dans lequel se trouve la fabrication additive. Du fait des promesses de ces technologies, comme par exemple, la possibilité de produire des pièces complexes à coût constant, des entreprises nourrissent un fort intérêt en particulier dans la fabrication de produits aérospatiaux en raison des gains de performances, de coûts et de cycles. On assiste donc à une accélération de l’utilisation de ce procédé depuis quatre ou cinq ans chez nos membres. À QUEL NIVEAU ? Beaucoup de sociétés commencent à investir dans des machines en interne dans le but d’apprendre. D’autres mènent en parallèle des travaux de recherche avec des laboratoires publics. Enfin, certains industriels s’appuient sur les « imprimeurs » pour faire du prototypage. De nombreux centres de recherche s’intéressent à cette technologie et ont donné naissance à différentes plateformes technologiques, que ce soit à Bayonne ( Addimadour) , 12 IESSAIS & SIMULATIONS • N°132 • Février 2018

ESSAIS ET MODÉLISATION Plus concrètement, dans le spatial, quelques pièces volent déjà notamment chez Thales Alenia Space. Quant à l’aéronautique, c’est la même chose pour des pièces métalliques mais c’est surtout les pièces en polymère qui dominent : on les trouve à la fois dans les sièges, la tuyauterie et d’autres éléments de l’appareil afin de réduire le poids au maximum et de créer des pièces à la géométrie complexe. Mais dans ce cas, les pièces en polymère nécessitent moins d’essais du fait qu’il ne s’agit pas de pièces de structure « chargées ». QUELS SONT LES PROCÉDÉS DE FABRICATION ADDITIVE CONCERNÉS ? Nos membres travaillent à la fois sur les matériaux polymères à travers les procédés de dépôt FDM, le frittage de poudres plastiques (SLA), mais aussi les matériaux métalliques à travers des procédés de fusion sur lit de poudre laser ou faisceau d’électron, les procédés de dépôt de poudre ou dépôt de fil. Citons aussi la fabrication additive sur matériaux céramiques. Nous travaillons avec différents partenaires, des entreprises industrielles, des plates-formes technologiques ainsi que d’autres pôles. à Bordeaux (Futurprod) , à Toulouse avec l’IRT Saint-Exupéry, à Albi (Mimausa) ou encore à Pro3D sur les villes de Béziers, Nîmes et Montpellier. QUELLES SONT LES PARTICULARITÉS D’UNE TELLE TECHNOLOGIE ? Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas d’une technologie « plug and play » mais d’une technologie difficile compliquée à mettre en œuvre avec de nombreuses problé- DJB Instruments 33 bis rue Louis Maury FR-55100 VERDUN Tel +33 (0)3 29 86 51 24 Email info@djb-instruments.com Web www.djbinstruments.com Usine de développement et de fabrication Européenne avec une forte orientation client. Accéléromètres • Solutions IEPE hautes températures jusqu’à +185°C • Mesures sur ligne d’échappement, turbo et moteur jusqu’à +900°C • Accéléromètres monoaxiaux et triaxiaux miniatures • Accéléromètres DC MEMS monoaxiaux, biaxiaux et triaxiaux • Têtes d’impédance Instruments • Amplificateurs de charge et de tension • Alimentation AC et sur batteries DC • Marteaux d’impact IEPE • Calibreur d’accéléromètres portable • Mesureur de vibrations de poche • Conditionneur de signal en ligne Câbles & accessoires • Large gamme de connecteurs et câbles tenus en stock • Réparation de câbles de toutes marques • Gamme d’accessoires de montage pour capteurs • Fabrication de câbles de liaison à la demande ESSAIS & SIMULATIONS • N°132 • Février 2018 I13

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